Risques psychosociaux (RPS)
Les risques psychosociaux en entreprise, s’ils ne sont pas anticipés, peuvent peser sur la santé physique et mentale des salariés et des collaborateurs, sur leur sécurité, autant que sur la performance de l’entreprise. Pour réduire ces risques, des actions de prévention peuvent être mises en œuvre.
Risques psychosociaux : de quoi parle-t-on ?
Troubles de l’attention, irritabilité, fatigue, sommeil agité, palpitations… Les conséquences des risques psychosociaux (RPS) sur la santé des salariés sont nombreuses et peuvent toucher tous les secteurs d’activité. Les RPS peuvent aussi perturber le fonctionnement des entreprises, avec des impacts à différents niveaux : absentéisme, manque de productivité, dégradation de l’ambiance de travail…
Vous souhaitez lancer une démarche de prévention des RPS dans votre entreprise ? La Carsat Languedoc-Roussillon peut soutenir votre projet et vous accompagner grâce à une offre de service dédiée.
Les facteurs de risques
Les facteurs à l'origine des RPS sont nombreux et évoluent en même temps que le monde du travail. Ils peuvent être regroupés en six catégories :
- intensité au travail et temps de travail ;
- exigences émotionnelles ;
- autonomie au travail ;
- rapports sociaux au travail ;
- conflits de valeurs ;
- insécurité de la situation de travail.
Les effets sur la santé
L’exposition aux risques psychosociaux peut avoir des conséquences sur la santé des salariés et se traduire notamment par des maladies cardiovasculaires, des troubles musculosquelettiques, des troubles anxiodépressifs, des addictions, des situations d’épuisement professionnel, voire des suicides.
Agir avec la Carsat Languedoc-Roussillon contre les RPS
Il est possible de prévenir les RPS par une démarche de prévention collective, centrée sur le travail et son organisation.
Évaluer les RPS avec les outils adaptés
Tout employeur est tenu d’évaluer les risques auxquels ses salariés sont exposés et de préserver leur santé mentale et physique. À ce titre, les RPS doivent être pris en compte dans l’évaluation des risques et intégrés au document unique (DUERP). Pour vous aider dans cette démarche, un outil pour réaliser votre DUERP est disponible pour votre secteur. Consultez la page Déclarer et évaluer les risques : le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) sur ameli.fr.
Voici quelques ressources utiles pour aller plus loin :
- l’outil « RPS-DU - Evaluer les facteurs de risques psychosociaux » (inrs.fr) ;
- l’outil « Faire le point RPS – Évaluation des risques psychosociaux dans les petites entreprises » (inrs.fr) ;
- le webinaire Évaluation et prévention des risques psychosociaux, comment faire ? (inrs.fr) ;
- la démarche d'enquête paritaire du CSE concernant les suicides ou les tentatives de suicide (inrs.fr).
Être accompagné dans votre démarche
Un consultant externe peut vous aider à évaluer les facteurs de risques psychosociaux et à mettre en place une politique de prévention adaptée dans votre entreprise. La Carsat Languedoc-Roussillon a identifié des consultants spécialisés en prévention primaire des RPS.
Les consultants de ce réseau sont sélectionnés par la Carsat, sur la base de leurs de compétences et de leurs expériences. Ils accompagnent les entreprises dans le respect des critères qualité de la charte nationale de référencement.
Les consultants du réseau RPS sont des spécialistes de l’ergonomie, de la psychologie du travail, de la sociologie du travail… Leur mission est d’agir sur « le travail » et son organisation (pour comprendre et agir sur les origines du stress, des conflits au travail, de l’absentéisme, des difficultés de recrutement, de fidélisation, ...).
Retrouvez la liste des consultants prestataires référencés par la Carsat L-R pour la prévention des Risques Psychosociaux (PDF, 268 Ko).
Sur le site de l'Inrs consultez la brochure : Prévention des risques psychosociaux - Se faire accompagner par un consultant
Vous pouvez contacter la Carsat L-R : prev@carsat-lr.fr
Bénéficier d’une aide financière
Pour les entreprises de 1 à 49 salariés
Une subvention est disponible pour les entreprises de moins de 50 salariés souhaitant bénéficier de l'accompagnement d'un consultant. Celui-ci permet la mise en œuvre d’une démarche de prévention collective, centrée sur le travail et son organisation.
Pour savoir comment bénéficier de cette aide, consultez la page dédiée à la subvention RPS Accompagnement sur ameli.fr.
Pour d'autres subventions, consultez notre page : Les subventions pour les entreprises de 1 à 49 salariés
Pour les entreprises de 50 à 199 salariés
Le contrat de prévention permet de bénéficier, notamment, d'une aide financière pour améliorer les conditions de santé et de sécurité au sein de l’entreprise.
Vous pouvez peut-être en bénéficier : informez-vous et demandez un contrat de prévention
Se former pour prévenir les RPS
Afin d’aider les entreprises à prendre en compte les RPS, la Carsat Languedoc-Roussillon propose une offre de formation dédiée. Elle guide notamment les participants à travers les étapes de la mise en place d’une démarche de prévention, allant de l’évaluation des risques jusqu’à la construction d’un plan d’action de prévention.
Se former avec la Carsat Languedoc-Roussillon
Consulter la liste des formations proposées par la Carsat Languedoc-Roussillon.
Adhérer à notre Club RPS
Le club RPS rassemble des entreprises dont l’objectif est de mutualiser les pratiques et les outils de prévention des risques psychosociaux, au niveau régional.
S'informer et s’inscrire au club RPS de la Carsat Languedoc-Roussillon.
Club RPS 2025 - La santé mentale en entreprise
[00:09] Intervenante 1 : Le plan de la santé humaine, on va s'intéresser à la santé mentale et à la santé physique qui sont l'une et l'autre indissociables. Au niveau de la santé organisationnelle, on va s'intéresser aux déterminants des organisations qui peuvent faire en sorte que les organisations auront un impact positif sur le travail et les personnes qui le font. Et au niveau économique, l'Assurance Maladie nous partage un certain nombre de chiffres extrêmement intéressants sur le fait que une démarche de prévention réussie, c'est un retour d'investissement avec un rapport de 4 € pour 1 € investi.
[00:47] Intervenant 1 : On a, dans les chiffres du baromètre équilibre opinion, 43 % en moyenne des salariés qui ont communiqué ressentir du mal-être au cours des 6 premiers mois de l'année. C'est plus de un manager sur deux. On est loin de l'alerte individuelle, on est dans un fait social majeur.
[01:08] Intervenante 2 : Le sens, il est important. Il favorise l'engagement au travail, la motivation, le bien-être, hein. Et puis le sens, il a aussi un impact positif sur la santé au travail, la santé mentale et la santé physique. Très clairement, les enquêtes récentes montrent que pour près d'un actif sur deux en France, il y a une dégradation du sens perçu au travail depuis grosso modo 5 à 10 ans et que le sens qui est trouvé au travail s'éloigne du sens espéré.
[01:49] Intervenant 2 : Workaholisme : un trouble qui est complexe, dont le terme est apparu dans les années 70. C'est une association, un néologisme entre le terme "work" donc travail et "alcoholism" qui fait référence donc à la maladie d'alcool. Donc, même si la définition n'est pas encore consensuelle, ce trouble peut s'inscrire dans le champ des addictions comportementales.
[02:09] Intervenant 2 : Il y a des conséquences déjà au niveau de la santé avec des éléments donc aspécifiques sur le plan somatique comme des troubles musculosquelettiques, des céphalées, des troubles digestifs. Il y a des symptomatologies de l'ordre du psychisme. Donc on peut retrouver des authentiques syndromes anxio-dépressifs, l'épuisement professionnel, les co-addictions qui seront aussi importantes à évaluer et malheureusement le risque aussi que peut représenter le risque suicidaire dans ce trouble aussi.
[02:36] Intervenant 2 : Les conséquences donc ne se limitent pas qu'à la santé individuelle puisqu'on a des conséquences qui seront aussi au niveau professionnel avec potentiellement des choses qui s'inscrivent dans le cadre plus largement des risques psychosociaux comme les conflits interpersonnels par exemple. Et étant donné que c'est un trouble qui conduit à un déséquilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle de l'individu, il va y avoir des conséquences qui s'étendent aussi en tache d'huile sur la sphère personnelle, notamment au niveau justement d'un désinvestissement progressif des activités de loisirs familial, des activités sociales au sens large.
[03:10] Intervenante 3 : Dans les différentes tendances concernant les accompagnements justement de victimes, c'est qu'il va y avoir des demandes quasi systématiques qui sont réalisées sur le terrain du contentieux : exécution du contrat ou rupture du contrat de travail sur le terrain de l'obligation de sécurité, manquement à l'obligation de sécurité en incluant une question relative aux RPS, notamment à des questions relatives au harcèlement.
[03:32] Intervenante 3 : Et ensuite, on va avoir effectivement dans les tendances concernant la faute inexcusable de l'employeur et les demandes de reconnaissance, une augmentation significative du lien avec un des risques qui composent les risques psychosociaux. Et donc on a une évolution aujourd'hui du contentieux qui est sensible de la part justement des acteurs de terrain qui remontent donc ce sentiment-là et cette évolution justement du contentieux.
[04:10] Intervenante 3 : C'est d'une part l'évolution de l'indemnisation concernant l'indemnité qui va être versée à l'occasion de la rupture du contrat de travail. On a des répercussions également concernant l'évolution de la définition de l'obligation de sécurité qui fait que, effectivement, la preuve est facilitée désormais côté salarié. Aujourd'hui, ce n'est plus une option de s'investir en prévention, c'est une exigence stratégique.
Rejoindre le réseau des consultants spécialisés RPS
Téléchargez et à nous retournerez signée :
la charte de fonctionnement (PDF - 285 Ko)
Elle est à envoyer par voie postale à l'adresse suivante :
A l’attention du secrétariat de l’Ingénieur Conseil Régional
Carsat Languedoc-Roussillon - Département des Risques professionnels
29 Cours Gambetta
CS 49001
34068 Montpellier CEDEX 2
Documentation et ressources utiles
- la page dédiée aux risques psychosociaux (RPS) en entreprise (ameli.fr) ;
- le dossier « Risques psychosociaux » (inrs.fr) ;
- les outils méthodologiques proposés sur la page « Risques psychosociaux : les clés pour agir » (inrs.fr) ;
- une infographie à afficher dans vos locaux : « Risques psychosociaux : 9 conseils pour agir au quotidien » (inrs.fr) ;
- le webinaire « Prévention des risques psychosociaux : des aides à l'action » ;
- le webinaire « Agissez dès aujourd'hui en prévention des RPS avec l'outil INRS : Faire le point » ;
- la recommandation :
Prévention du risque d’agression des salariés en contact avec le public (PDF, 540 Ko)
Témoignages d’entreprises engagées dans la prévention des RPS
Retrouvez en vidéo les retours d’expérience d’entreprises ayant mis en place avec succès des actions en prévention des risques psychosociaux :
Prévention des risques psychosociaux : la démarche formation-action en direction des ehpads
Démarche de prévention des risques psychosociaux : découvrez l'origine de la démarche formation-action en direction des ehpads et l'appui de l'outil "Faire le point" de l'INRS à travers les témoignages de Catherine Bouget de l'ARS Occitanie et Sandrine Koenig de la Carsat Midi-Pyrénées.
Prévention des risques psychosociaux : la démarche formation-action en direction des EHPAD
[00:04] Intervenante 1 : L'Agence Régionale de Santé et les deux Carsat de l'Occitanie se sont rencontrées pour initier une démarche de prévention des risques psychosociaux en direction des EHPAD. L'idée : leur proposer une méthode d'intervention simple, robuste et efficace avec un outil facile d'utilisation : l'outil "Faire le point" de l'INRS, adapté au secteur sanitaire et médico-social.
[00:32] Intervenante 1 : Le nom de cette formation-action : "Prévention des RPS, trouver des solutions". Elle est composée d'une formation de trois jours et demi avec des accompagnements inter-sessions sur six mois qui permettent aux EHPAD de devenir autonomes, de réaliser l'évaluation des situations de travail, l'évaluation des facteurs de risque, de mettre en place un plan d'action et d'évaluer l'efficacité de ce plan d'action. Nous vous proposons de regarder le témoignage d'un EHPAD qui a participé à cette action, à la première session en 2023.
[01:04] Intervenante 2 : Nous sommes à l'EHPAD de La Soleillade qui est situé sur la commune du Collet-de-Dèze en Lozère. Au niveau de ses spécificités, on est vraiment sur un petit établissement familial, donc on accueille 44 résidents. On a actuellement 32 salariés dans l'établissement. Alors l'organisation de l'établissement, je dirais qu'on est sur une forme relativement classique par rapport aux EHPAD. Donc déjà, on est sur un fonctionnement en continu toute l'année, donc avec des équipes de jour et des équipes de nuit. Sur le service de nuit, on est une organisation binôme avec une aide-soignante et un ASH. Et sur le service de jour, ben on est principalement constitués du service soins, donc d'aides-soignantes et d'infirmières, et après tout ce qui a trait à l'hébergement, donc les services ASH, lingerie, cuisine, administratif.
[01:56] Intervenante 3 : Alors en fait, je suis donc pour ma part aide-soignante dans l'établissement depuis plus de 25 ans. Donc avec une petite particularité : j'ai deux jours de détachement en service administratif et plusieurs tâches me sont confiées dans la prévention des risques. Donc j'ai une petite connaissance sur la prévention des troubles musculosquelettiques et TMS. Donc j'ai participé à la remise à jour du DUERP et donc, en faisant tout ça, je me suis rendu compte que vraiment tout ce qui était risque physique, l'aspect des risques physiques dans nos métiers était vraiment pris en compte, par contre tout ce qui était charge mentale, on n'en tenait pas du tout compte. Donc pour moi, ça me paraissait essentiel.
[02:39] Intervenante 2 : Parce que le secteur... il y a vraiment des enjeux en termes de fidélisation et d'attractivité des professionnels, donc c'est vraiment un enjeu stratégique au niveau des directions de rentrer dans des démarches de prévention des risques psychosociaux. On s'est vraiment axés sur le binôme en fait de la formation-action, donc Véronique Basson qui est référente des Ressources Humaines et moi-même, donc c'est vraiment nous qui avons été les porteurs de la démarche.
[03:09] Intervenante 2 : Alors en termes de moyens humains, ça revient aussi un peu sur la question du pilotage : ça a été le Comité de Pilotage qu'on a mis en place pour mener la démarche, qui a été demandé lors de la formation-action. Donc ça a demandé de créer un Comité de Pilotage et d'avoir un suivi régulier de l'action d'une part. Après, sur les freins rencontrés, c'est vrai que c'était au niveau des professionnels : donc une nouvelle démarche qui est mise en place dans l'établissement, donc forcément dès qu'il y a des changements, il y a des résistances au changement. C'est propre à toutes les organisations.
[03:45] Intervenante 2 : On est partis sur un Comité de Pilotage très restreint en fait, avec l'infirmière coordinatrice et une professionnelle de terrain. Alors pour la raison que la formation-action était quand même assez soutenue sur six mois et qu'il fallait prendre des décisions rapidement et il fallait être très réactifs entre chaque session.
[04:10] Intervenante 2 : Je dirais qu'il y a eu deux niveaux de communication en fait lors de la formation-action. Le premier niveau, c'était une information pour l'ensemble des salariés de l'établissement puisque au début de la formation-action, il n'avait pas été choisi encore sur quelle unité de travail nous allions travailler, donc c'était une information générale. Alors je suis passée par le biais d'une note d'information pour que tous les professionnels en aient connaissance. Après bien sûr, il y a eu de la communication plus informelle au travers de temps de réunions, enfin au fur et à mesure que la formation avançait.
[04:41] Intervenante 2 : Et le deuxième niveau d'information qu'on a donné et de communication, c'était au niveau de l'unité de travail qu'on a choisie. Donc l'unité de travail c'était les soignants, l'équipe aide-soignante. Et donc là c'était lors des réunions hebdomadaires puisqu'on a deux réunions par semaine avec les soignants, et là c'était plutôt une information on va dire un peu plus soutenue, un peu plus technique pour aborder la démarche, la technicité, et donc vraiment travailler aussi le désamorçage et l'accompagnement au changement.
[05:10] Intervenante 3 : Donc nous nous sommes déjà partis en fait sur le service des soins puisque c'était le service dans lequel la parole était la plus libre et où des réunions étaient quand même prévues de façon très régulière. Et dans ces réunions, une situation vraiment très très récurrente avec une problématique qui semblait insolvable s'est posée : c'était dans la petite salle à manger. Donc c'est une salle à manger pour nos personnes dépendantes. On a décidé de se servir en fait de la formation-action qui nous a été dispensée. On a utilisé l'outil "Faire le point", donc c'est vrai que cet outil professionnel a vraiment étayé la démarche et a donné une autre dimension à nos réunions d'équipe aussi. Donc on s'est servi de l'item "intensité et temps de travail".
[05:57] Intervenante 3 : On a discuté de résidents qui finalement n'étaient peut-être pas aussi dépendants que ça dans l'aide qu'on pouvait leur apporter et qui pouvaient être déplacés dans la salle à manger à côté avec un regard un petit peu différent. Donc on a allégé la pièce, on a disposé les tables différemment et surtout on a fait un plan de table. Donc ce qui permet à chaque agent en arrivant dans cette pièce d'installer les résidents à la bonne place, dans une place pardon qui leur serait confortable aussi et qui nous nous permet de mieux circuler.
[06:29] Intervenante 3 : Au bout de sept jours, donc on s'est reposés un petit peu tous ensemble. Donc on s'est dit à ce moment-là que l'essai bah était assez concluant parce qu'on ressentait un petit peu une sérénité au moment de l'aide au repas. Que les agents qui travaillaient là, qui avant ben passaient de table en table, finalement avaient une table à s'occuper puisqu'on est trois soignants le temps de midi, trois tables. Donc voilà, c'est mathématique mais finalement ça nous a beaucoup aidés. Et en fait on suit une table du début du repas jusqu'à la fin du repas. Ça nous permet de surveiller un petit peu la prise de repas, s'il mange, s'il mange bien, de les stimuler plutôt que d'aider. Il y a vraiment un effet bénéfique qui était ressenti et puis on se sent moins surchargés puisqu'on est vraiment à notre table, on prend du temps pour nos résidents. Donc aussi ça nous rappelle nos notions de bientraitance hein, dans notre métier c'est quand même super important.
[07:23] Intervenante 2 : Alors la formation-action, elle a permis déjà d'impulser la démarche au niveau de l'établissement parce que il n'y avait pas eu de démarche sur la prévention des risques psychosociaux jusqu'alors, donc c'était le premier élément. Elle a permis aussi d'avoir une vigilance accrue sur tout ce qui est risques psychosociaux, que ça soit de la part de l'encadrement de l'établissement mais aussi des professionnels. Ensuite je dirais que les temps de réunions hebdomadaires qu'on a avec les équipes, c'est des temps qui permettent quand même de repérer ce qui pourrait être de l'ordre de la prévention des risques psychosociaux et ainsi de pouvoir agir plus rapidement.
[08:00] Intervenante 2 : Et enfin, le Comité de Pilotage qu'on a mis en place lors de la formation-action, on a décidé de le maintenir justement pour continuer la démarche sur le plus long terme. Et à ce sujet, on a décidé d'ici la fin de l'année de faire en fait une programmation pluriannuelle de l'ensemble des services de l'établissement puisque dans la formation-action nous avons ciblé une unité de travail et le but va être sur plusieurs années de faire de passer en revue l'ensemble des services de l'établissement en utilisant l'outil qu'on a utilisé, donc l'outil "Faire le point".
[08:35] Intervenant 1 : L'action de la Carsat va être principalement déjà pour commencer l'analyse de la demande. L'entreprise sait qu'elle a un problème à un endroit déterminé mais elle connaît peut-être pas le périmètre, elle connaît pas les acteurs et quel est le fond de la problématique. Donc l'objectif va être de clarifier un petit peu la demande, ce que veut l'entreprise. Ensuite, de l'accompagner sur la mise en place du Comité de Pilotage, des groupes de travail. Ça va être de lui proposer des formations pour monter en compétence, ça a été le cas là dans cette formation "Recherche des solutions". Et puis ça va être aussi de lui proposer des intervenants extérieurs s'il le faut, des ressources extérieures, pour ça que chaque Carsat d'ailleurs a une liste référencée d'intervenants sur le site.
Découvrez l'origine de la démarche formation-action en direction des ehpads et l'appui de l'outil "Faire le point" de l'INRS à travers les témoignages de Catherine Bouget de l'ARS Occitanie et Sandrine Koenig de la Carsat Midi-Pyrénées.
RPS - La démarche formation-action en direction des EHPAD
[00:04] Voix off : L'Agence Régionale de Santé et les deux Carsat de la région Occitanie ont initié une démarche de prévention des risques psychosociaux en direction des EHPAD volontaires de la région. L'idée : leur proposer une démarche de prévention avec une méthodologie simple, robuste et efficace et un outil facile d'utilisation : l'outil "Faire le point" de l'INRS, Institut National de Recherche et de Sécurité.
[00:30] Voix off : Notre accompagnement "Prévention des risques psychosociaux : trouver des solutions" vise à changer le travail, rechercher, tester des solutions. La démarche de prévention des risques psychosociaux proposée s'appuie sur la démarche et l'outil numérique "Faire le point" de l'INRS car cet outil est compréhensible, faisable, facile. Avec des réunions de 2 heures et une trentaine de questions sur le travail, on obtient le rapport d'évaluation en un clic, ce qui permet d'avoir plus de temps pour réfléchir à des solutions, d'assurer la traçabilité des unités ou métiers évalués et de garantir la confidentialité des données recueillies.
[01:13] Voix off : L'accompagnement prioritaire de cette formation-action vise l'échange entre EHPAD, entre établissements, sur le constat de situations partagées, discutées, et la discussion de solutions déjà connues par certains pour laisser plus de place à l'innovation. Cette expérimentation sur la prévention des risques psychosociaux a été proposée à huit établissements volontaires pour tester cette première session, avec l'engagement d'un binôme directeur et animateur de prévention à suivre l'ensemble de la démarche et à mettre en œuvre les actions identifiées avec le personnel.
[01:50] Voix off : Cette formation-action s'est déroulée de janvier à juin 2023. Elle est construite autour de 3 journées en visioconférence espacées d'intersessions au cours desquelles les EHPAD doivent travailler sur site. Les EHPAD doivent poursuivre la démarche initiée, l'étendre à l'ensemble de l'EHPAD et pérenniser cette dynamique de prévention des risques psychosociaux.
Agir sur la prévention des risques psychosociaux en entreprise
La Carsat Languedoc-Roussillon accompagne les entreprises dans la prévention des risques psychosociaux en proposant un réseau de consultants spécialisés, des formations et des aides financières.
Agir sur la prévention des risques psychosociaux en entreprise
[00:00] Le Manager : Bon ben moi je comprends pas. Je vois bien qu’il y a un problème mais je comprends pas. Il y a un souci ? Non, je sais pas. Non, quelqu’un peut m’expliquer ?
[00:14] Un employé : Moi ? Euh, non c’est...
[00:23] Daniel : Je... je crois qu'on... on est un peu débordés quoi. Moi ça va, mais c’est vrai que certaines prennent beaucoup de pauses.
[00:40] Une employée : C’est à moi que tu parles ?
[00:41] Une autre employée : Daniel dit ça, mais il est jamais à l’heure déjà.
[00:43] Daniel : Ah ouais ?
[00:44] L'employée : Et Clara qui disparaît des après-midis quoi !
[00:46] Clara : J’ai tout noté ! Mais je rattrape le boulot le soir chez moi !
[00:49] L'employée : Ah ouais ? Et vos conneries par la même occasion !
[00:52] Le Manager : Arrêtez, ça va pas recommencer !
[00:54] Une employée : On peut arrêter de s’agresser entre nous comme ça ? Moi j’ai des plaques d’eczéma à cause de vous tous !
[00:59] Un employé : Je suis d’accord. L’important c’est de communiquer.
[01:00] Une employée : C'est ça oui...
[01:01] Une autre employée : Arrêtez d’envoyer des mails à 23h !
[01:03] Un employé : Moi je dis, essaie déjà... je me plains pas de venir au bureau dans une tenue... mais décente ! Et après on verra.
[01:10] Une employée : L’agressivité gratuite s’il vous plaît !
[01:12] L'employé : Excuse-moi.
[01:13] Voix diverses : Ouais... ouais...
[01:31] Le consultant (s'adressant à la caméra) : Je peux ? Dans les pubs, on peut régler les problèmes en un claquement de doigts. [Bruit de claquement de doigts]. Accorder. Pardon. Dans la vie, il existe des consultants...
[01:43] Texte à l'écran : [La vidéo se poursuit avec des informations textuelles ou visuelles sur l'accompagnement des entreprises pour prévenir les RPS].




