Les risques professionnels dans le secteur du BTP
Accidents liés aux manutentions, chutes de hauteur, troubles musculosquelettiques, heurts engins/piétons… Les risques professionnels du secteur de la construction nécessitent de mettre en place des mesures de prévention adaptées.
Risques pros dans le BTP : de quoi parle-t-on ?
Si les manutentions manuelles sont la première cause d’accidents du travail sur les chantiers, les chutes de hauteur représentent quant à elles 14% des accidents et restent la première cause d’accidents mortels dans ce secteur.
Ces accidents sont souvent la conséquence d’un défaut d’anticipation et de coordination : manque de protections collectives et/ou individuelles, dispositifs de protection défectueux ou pas adaptés…
Comment agir pour prévenir les risques professionnels dans le BTP ?
En complément des solutions proposées sur le site de l’Assurance Maladie – Risques professionnels (ameli.fr), la Carsat Languedoc-Roussillon a conçu plusieurs ressources pour réduire les risques professionnels dans le secteur du BTP. Elles ont pour vocation d’accompagner les acteurs de la construction dans l’évaluation des risques et la mise en place de mesures de protection efficaces.
Bien préparer son projet
La Carsat Languedoc Roussillon vous propose un accompagnement technique, organisationnel ou financier pour tout projet de construction, extension, rénovation ou aménagement de locaux de travail.
Pour en savoir plus, consultez la page Conception des lieux & situations de travail.
Adapter la prévention
Les différents types de chantiers et d’interventions présentent des spécificités qui doivent être prises en compte dans l’élaboration de votre plan de prévention.
Les ZAC, un grand chantier à coordonner
L’aménagement des Zones d’Aménagement Concerté (ZAC) nécessite une coordination avant le lancement des opérations avec les Maîtres d’Ouvrage, concepteurs et entreprises. La Carsat Languedoc-Roussillon, en collaboration avec l’OPPBT et la DREETS, présente des repères méthodologiques afin de faciliter la concertation et d’optimiser le déroulement de ce grand chantier, dans le document :
Aménageur et Maître d’Ouvrage (PDF - 1,8 Mo)
Les risques liés à l’amiante
La Carsat L-R a élaboré avec ses partenaires 2 fiches pratiques pour :
- Améliorer la qualité et l’exploitation des repérages amiantes (PDF - 352 Ko)
- Se protéger lors des opérations sur canalisations enterrées en amiante ciment (PDF - 542 Ko)
Limiter les risques liés aux poussières de silice
Les matériaux utilisés dans le secteur du BTP peuvent générer des poussières de silice. En cas d’inhalation prolongée, les salariés sont exposés à des risques de troubles respiratoires et de pathologies pulmonaires. Il est donc essentiel d’intégrer cette problématique dans les bonnes pratiques de prévention.
Destiné aux entreprises du BTP, réalisé en partenariat avec l’OPPBTP, les bonnes pratiques pour limiter l’exposition des salariés aux poussières de Silice, sont présentées dans ce document :
le guide Poussière de silice (PDF - 3,261 Mo)
En région Occitanie, dans le cadre du Plan Régional Santé Travail, les partenaires sociaux et le réseau prévention (DREETS, OPPBTP, Carsat) ont mis en place un dispositif permettant aux intérimaires du BTP de bénéficier d’une formation renforcée à la sécurité portant sur le risque de chute de hauteur ainsi que d’un accueil et d’une formation adaptés (loi du 12 juillet 1990, art. L4154-2 du Code du Travail).
Ce dispositif de formation, dispensé par des organismes de formation partenaires de la Carsat L-R, permet l’obtention d’un Certificat de Compétence au Travail en Hauteur (CCTH) délivré à l’intérimaire (Site prst-occitanie.fr).
Installations sanitaires, de vestiaires et de restauration sur les chantiers du BTP
La réglementation impose à l’employeur à mettre à disposition de ses salariés des installations de restauration et des installations sanitaires leur permett ant d’assurer leur propreté individuelle, notamment vestiaires, cabinets d’aisance, lavabos et des douches dans le cas de travaux insalubres et/ou salissants.
Pour leurs installations, consultez :
le Guide de bonnes pratiques (PDF - 1 Mo).
En complément retrouvez les courriers types en lien avec le projet d'installation :
- demande de réalisation des VRD préalables (Word - 185 Ko)
- demande de raccordement aux réseaux sanitaires et mise à disposition emplacement pour IS (Word - 185 Ko)
- modèle contrat de prestation de nettoyage des IS (Word - 186 Ko)
- demande de mise en conformité des IS existants
Egalement à votre disposition, le fichier :
Simulation - dimension des IS en fonction de votre effectif (Excel - 332 Ko).
Hygiène sur les chantiers du BTP
La prise en compte de l’hygiène sur les chantiers du BTP assure un meilleur vieillissement actif des salariés. La Carsat Languedoc-Roussillon et l’entreprise Rourissol SAS témoignent sur ce thème dans le cadre du Plan régional d’insertion des travailleurs handicapés (Prith), et apportent des conseils aux maîtres d'ouvrage.
[00:00:05] Intervenant 1 : En matière de base de vie et de cantonnement qui sont mis à la disposition des travailleurs, c'est tout d'abord ce qui est obligatoire. À savoir des toilettes bien sûr, équipées avec branché... dont les effluents sont reliés à un système d'évacuation. Avec de l'eau chaude pour se laver les mains, avec du savon, avec du... tout du papier, tout ce qui est nécessaire pour se sécher. On attend également des vestiaires chauffés. On attend un réfectoire équipé d'un point d'eau pour faire la vaisselle, pour avoir ce réfrigérateur pour garder les aliments au frais, d'un point de chauffage des plats, voire de préparation de plats. Voilà ce qui est au minimum exigé, je dirais, par la réglementation. Je suis pas forcément exhaustif parce que c'est pas mon métier, mais voilà, la réglementation oblige à ça.
[00:01:00] Musique et texte à l'écran : Chantier de construction et de réaménagement du site des thermes des Fumades.
[00:01:06] Intervenant 2 : Là, on est sur le chantier de construction et de réaménagement du site des thermes des Fumades. Donc avec deux grues à tour. On a un effectif en gros œuvre d'environ entre 45 et 55 personnes au quotidien pendant 12 mois, plus les corps d'états secondaires qui vont s'enchaîner au fil du temps et qui vont faire que la gestion, que ce soit quotidienne du chantier comme des bases vie, va être modifiée, améliorée. Il y aura forcément des changements qui vont s'opérer.
[00:01:56] Intervenant 1 : Ce qui se passe sur le chantier malheureusement, c'est que c'est pas forcément respecté, alors que nous on a à aller un petit peu plus loin et à prendre en compte les conditions de travail et à demander d'autres choses. C'est-à-dire que on est confronté à un problème de culture du bâtiment en général qui fait que les travailleurs sont souvent laissés à eux-mêmes et doivent se débrouiller. Et nous on demande en plus qu'on ait de quoi se laver : une douche reliée au vestiaire. Parce que chez soi, on ne passe pas de l'endroit où on quitte ses habits pour aller à la salle de bain, on ne passe pas par le jardin. Là, il n'y a pas de raison que ça traverse le chantier. Donc on demande ça, ça paraît logique et pourtant c'est compliqué.
[00:02:45] Intervenant 1 : On demande bien sûr qu'il y ait des moyens motorisés d'élévation des personnes. Je prends l'exemple d'un chantier de construction d'un immeuble de six étages par exemple. Le plaquiste qui travaille au sixième étage, qui est couvert de poussière de plâtre, qui veut aller déjeuner ou qui veut satisfaire un besoin physiologique, il faut qu'il descende à pied les six étages, qu'il aille dehors quelque part à un endroit où, au mieux, il a une toilette chauffée (mais c'est très rare), il va se retrouver avec des toilettes chimiques à la température extérieure, c'est-à-dire à 0 degré. Ça n'a pas été nettoyé. S'il n'y a pas de réfectoire, et bien il va se mettre dans sa voiture et il ne se sera pas lavé. Il va manger... enfin il va manger ce qu'il veut, mais qu'il n'aura pas pu préparer, qui sera froid, sans être nettoyé. Enfin, au niveau de l'hygiène, c'est assez déplorable.
[00:03:32] Intervenant 1 : C'est étonnant qu'on ait autant de difficultés à faire passer ces messages. Parce que si on fait la comparaison avec un immeuble de bureaux de six étages qui n'aurait pas d'ascenseur et pour lequel les toilettes seraient au froid sur le parking dans un Algeco, tout le monde gueulerait et dénoncerait des conditions de travail quasiment inadmissibles. Et malheureusement, dans les chantiers, on est confronté à ce type de situation. Et l'élévation des personnes, c'est pas prévu non plus malheureusement.
[00:04:13] Intervenant 2 : En ce qui concerne l'hygiène, on a essayé depuis... on essaye et on essaiera encore pendant quelques années de faire évoluer nos conditions de vie. Aujourd'hui sur ce chantier, c'est un passage par jour d'une dame ou d'un homme de ménage. Ça se passe plutôt bien. Malgré tout, on a encore le sujet d'incivilités ou de manque d'hygiène qui se créent par les propres compagnons. Donc ça, c'est quelque chose sur lequel dans les années à venir il faudra travailler parce que, ne serait-ce que pour le respect des femmes et des hommes qui viennent intervenir, pour que chacun se sente bien sur le chantier. À destination de tous les salariés et de toutes les personnes qui peuvent se rendre sur site : des vestiaires, des sanitaires (urinoirs, douches) et des sanitaires femmes qui sont condamnés à clé pour respecter l'hygiène féminine. Parce qu'on s'est rendu compte au fil du temps que ça n'était pas forcément respecté et qu'il y avait encore malheureusement peu de femmes sur les chantiers, et donc au moins qu'elles aient, elles, un endroit pour elles qui soit toujours propre.
[00:05:30] Intervenant 2 : Aujourd'hui, comment est perçue l'hygiène et les conditions de vie sur un chantier par les salariés ? Je pense plutôt bien. C'est vrai qu'on leur demande peu leur retour. On sait aujourd'hui que tout ce qui est bornes à eau, qui sont présentes à 100 % sur tous nos chantiers, sont très sollicitées parce que forcément on réapprovisionne en permanence les bonbonnes à eau. Donc avoir de l'eau fraîche, avoir de l'eau tempérée, avoir de l'eau tout simplement qui soit potable, c'est quelque chose je pense qu'ils apprécient. Le confort.
[00:06:11] Musique et séquences visuelles : On voit des ouvriers utiliser les distributeurs d'eau et les installations de la base de vie.
[00:07:03] Intervenant 2 : Des conseils que je pourrais donner à nos donneurs d'ordre, à nos clients, c'est de mettre les moyens financiers sur ce type de base de vie, d'hygiène. De les intégrer dans leur budget parce qu'aujourd'hui ça passe énormément par la qualité de vie. Mais la qualité de vie, c'est le respect, c'est l'image qu'on veut donner du bâtiment en interne, motiver des jeunes à intégrer notre métier. Et je pense que la finalité, c'est le respect.
Le rôle du maître d’ouvrage
Le maître d’ouvrage (MOA) a un rôle essentiel dans la prévention des risques professionnels. Il peut mettre en place des solutions de prévention dès qu’il conçoit l’opération de construction.
Pour en savoir plus sur l’importance de la MOA dans les chantiers, consultez la rubrique dédiée au maître d’ouvrage sur le site de l’Assurance Maladie – Risques professionnels (ameli.fr).
La Carsat Languedoc-Roussillon a adopté pour prévenir les risques avant d’engager les travaux, une :




